4 mars
Après ce temps d'arrêt de ce journal, au balcon, pendant ce temps, le printemps enfin commence à arriver à grands pas.
Au nichoir, depuis mi février on visite, pas de nombreuses visites mais régulières de la part des mésanges bleues. Le plus interessé? Notre célibataire bleu, perché sur le bouleau, il chante, chante. Il y en a bien une qui passera par là?
Les charbonnières ne semblent pas concernée par un nichoir, je pense qu'elles ont choisi de nicher plutôt dans le petit parc en bas de chez nous.
Un peu de retard à rattraper donc, quelques photos de nos visiteuses pour commencer à rattraper les derniers jours.







La suite à demain!
5 mars
Ciel
bleu et soleil frais, chansons de tous les côtés.
Chantent charbonnières et bleues sur le balcon. Un pigeon
ramier se
pose un moment. Et la crécerelle pose une patte un bref
instant avant
de repartir (je préfère qu'elle cherche
ailleurs!).
Nos mêmes
visiteurs, un couple de charbonnières, un
couple de
bleues et notre petit bleu célibataire.
Cachée
dans le coin, cette mésange bleue n'a pas bougé
pendant un long moment.
A l'extérieur le couple de
charbonnières, curieux, s'est approché du
nichoir. Juste pour voir, mais elles ont l'air d'avoir
effrayé la petite bleue, qui avait enfin trouvé
le
courage de pénétrer dans le nichoir.
Les charbo se sont éloignées et la bleue est
sortie sans encombres.

Que fait-on quand on visite?
Voir
VIDEO (668ko 48s)
Ces curieux mouvements d'ailes qui sont effectués lors des premières visites.
Ils ne sont pas systématiques à chaque entrée. Je ne sais pas pourquoi ce mouvement est effectué mais on dirait que la mésange veut s'assurer de la taille correcte de l'espace, comme si elle mesurait le logis. Elle aura un mouvement très similaire pour tasser les fournitures du nid.6 mars
Froid de nouveau, 5° et un fort vent glacial.
7 mars
Très froid, il gèle de nouveau, -3° ce matin et un fort vent glacial du nord-est.
Des goûts et des couleurs...
Les entrées précédentes des mésanges dans le nichoir ont été assez courtes et pas très fréquentes. Depuis le 2 mars, nous n'avons plus constaté d'entrées dans notre nichoir, celui installé l'année dernière, à la caméra IP.
Certains jours, passages des mésanges sur le balcon mais aucune entrée alors que les années précédentes lorsque des mésanges intéressées passaient, elles entraient au moins une fois durant leur passage. Alors vu le peu de succès de l'année passée de notre nouveau nichoir, la grande tour, nous avons eu quelques craintes. Nous nous sommes demandé si notre nouveau nichoir avait un problème. Nous avons donc eu l'idée d'installer juste pour voir, l'ancien petit nichoir.
Nous l'avons mis en provisoire, rapidement accroché.
Hé bien! Succès presque immédiat! Celui-là, il plaît. On entre, on visite, on regarde, on y attend longuement.
Résultat nous avons du nous replonger vite dans l'utilisation des webcams et rebrancher à peu près l'acquisition des dites caméras. Une journée d'entrée sortie toute la journée du 6, avec de longs séjours au nichoir (jusqu'à cinq minutes), grignotage de la porte, séjour à l'entrée de plusieurs minutes. Entrée à deux un court instant, le mâle d'abord, suivi immédiatement par la femelle et le mâle qui ressort rapidement. Aujourd'hui malgré le froid mordant les visites continuent allégrement. Décidément il semble bien que notre grande tour n'est pas à leur goût. Pourquoi? Forme du nichoir? Plaque de verre transparente? Plafond trop haut? On dirait bien que quelque chose ne va pas.

En tout cas dans le petit nichoir on a l'air de se sentir fort bien. Un petit logement bien sympa.
Il va nous falloir régler les caméras, les webcams ne
sont pas bien positionnées mais pour cela nous allons devoir attendre la nuit pour ne
pas les déranger. Dommage d'autre part pour le direct possible avec la
caméra IP!

Leur décision n'est peut-être pas encore prise mais les
visites sont bien plus importantes et constantes que dans la "tour".


L'ancien petit nichoir est installé très près de notre fenêtre, presque
contre le mur. Nous nous étions dit que cela était disuasif mais cela
n'a pas l'air de les préoccuper.
Quant au couple il est difficile de dire s'il s'agit du couple que nous
avons vu régulièrement sur le balcon ou s'il s'agit de
notre solitaire plus si seul. Nous n'avons revu les trois qu'une seule
fois depuis plusieurs jours. Moi, je pencherai plutôt pour le
couple habituel mais elles sont si difficiles à
différencier.
Le mâle est entré deux fois au début, puis
toutes les entrées sont celles de la femelle, elle est
reconnaissable lorsque l'on voit les deux ensembles, car elle est
beaucoup plus petite et le comportement du mâle, ailes
baissées et épaules relevées, la poursuivant, est
facilement repérable.
Elles ne sont pas venues de l'après-midi.
20h:gla,gla! récupération du nichoir, fait pas chaud! et réglage des caméras.
8 mars
Il gèle encore, le vent est
toujours présent, glacial mais il fait un soleil et un ciel
magnifiques, rarement sur Paris le ciel est de ce bleu profond,
l'atmosphère est sans un brin de brume, cristalline, et on voit très
loin.
Lui tout seul arrive ce matin, entre, constate que le nichoir est vide et ressort chanter, puis s'en va.
9h30 le revoilà, coup d'œil au petit nichoir, un petit chant, il attend. Arrivée de sa copine, puis grande course poursuite, ma foi, çà réchauffe!
Il entre dans le nichoir, immédiatement suivi par la femelle et il ressort comme éjecté, comme un diable de sa boite. Je trouve sa précipitation toujours amusante. La matinée se passe en course poursuite, et entrées de la femelle dans le nichoir. Longues visites, longue attente à la porte, plusieurs "ventilateur".
Les photos sont pour l'instant en IR, je ne voudrais pas la troubler avec une lumière artificielle mise trop brutalement.

Madame à sa fenêtre.
Le petit nichoir est très près de la fenêtre (dont on aperçoit le montant à gauche), il va me falloir ruser pour sortir mais nous n'osons pas le déplacer. Il y a beaucoup moins de soleil dans ce coin, seulement tôt le matin, un peu plus difficile aussi pour les photos extérieures. Au second plan à droite le grand nichoir.
Peut-être auraient-ils finalement adopté le grand nichoir si nous n'avions pas installé l'ancien, peut-être, mais cela nous ne le saurons jamais... et pour l'instant tant que le nid n'est pas commencé il est encore trop tôt pour dire si le petit a été vraiment adopté.
9 mars
Gelée, vent glacial, rien de changé!
La femelle "en bas" sur la photo. Lui vient de rentrer mais il repartira aussitôt.

Un rayon de soleil la semaine dernière et un air de printemps
ont tiré le lézard des murailles de son repos hivernal et
il sort doucement de sa cachette pour un bain de soleil à sa
porte.
Pas loin de là, le bourdon terrestre (je pense), une reine sortie de son
hibernation, entame avidement les premières anémones
jaunes.
Elle cherchera bientôt une cavité pour pondre.
(S&M 040310)
10 mars
Les mêmes, vent, froid, gèle.
Le printemps est reparti, les mésanges aussi, aucune entrée dans l'après-midi d'hier, mais également peu d'oiseaux en ce moment. Même les moineaux ont désertés le balcon. Le vent souffle toujours fort dirigé juste sur le balcon. Aucune entrée aujourd'hui non plus et un désert au balcon. A cause du froid et du vent violent? Les chants de la semaine dernière se sont tus, presque pas d'oiseaux sous un vent fort désagréable.
Eux sont là comme tous les ans. Ils viennent se mettre à l'abri chaque soir.
Tous les soirs (vers 18h30 en ce moment) depuis plusieurs semaines, ils arrivent par milliers. Ils se posent par vagues successives sur les terrasses avoisinantes, ou sur les grues les plus hautes lorsque le vent n'est pas trop violent, sinon ils préfèrent s'installer plus bas. Les étourneaux font une pause par chez moi, avant de continuer leur chemin vers les dortoirs (comme la BNF). Le bruit est assourdissant, à qui criera le plus fort.
(Un petit coup d'œil au fond sur le rocher du zoo de Vincennes).
11 mars
Il gèle encore ce matin mais beaucoup moins de vent.
Retour des mésanges bleues et des charbonnières.


12 mars
Le vent est apaisé, il fait gris mais il fait meilleur (6°).
Joyeuse course poursuite des bleues, Monsieur charbonnière s'est lancé dans un long tour de chant, avant d'être rejoint par sa compagne et à son tour de jouer à "attrapes-moi" de branches en branches. Je n'ai plus revu de troisième mésange bleue.
Toujours dans le petit nichoir, la tour est bien
déserte.
On visite, on regarde à droite, à gauche, on
écoute, parfois on reste là, à
rêvasser.
A quoi rêve une mésange?
Quelqu'un a du s'approcher trop près, elle proteste
énergiquement. Peut-être était-ce lui,
qui n'est autorisé qu'à un rapide passage ou un des ces gros moineaux un peu trop collants.
Trois petits tours et puis s'en va...
En moyenne, elle reste
trois minutes dans le nichoir, se met à la porte, ressort, attend à
l'extérieur, puis entre, tourne, ressort... Ses passages restent encore
très variables, parfois toutes les vingt minutes, parfois il peut
s'écouler deux heures avant de les revoir.
Le Geai des chênes. (Garrulus glandarius)
Occupé à déguster un gland en
compagnie de trois amis, il s'est laissé approcher peu
à peu.
L'occasion d'admirer ses yeux très clairs.
"Garruler" veut dire "gazouiller", "celui qui parle beaucoup".
Emprunté au bas latin "Garulare" qui voulait dire "débiter des inepties". Oups non! je n'ai rien dit!
Il faut dire que l'on ne manque pas de verbes pour désigner son bavardage:
cacarder, cageoler ou cajoler, cocarder, frigoter, friguloter, fringoler, jaser, cajacter, fringoter, gajoler...
(www.cnrtl.fr/etymologie, fr.wikipedia.org)
13 mars

